• Dimanche 19 juin 2011 : Passage du Caire

    30ème anniversaire du début de l'action du premier roman de JF Vilar, C'est toujours les autres qui meurent, quand son personnage Victor Blainville pénètre passage du Caire (2ème arrt), le vendredi 19 juin 1981 à 18h.

    Lectures au passage

    (photo L.Lame, avril 2011 / autres photos du passage ici)  

    Victor reviendra plusieurs fois dans ce passage, le plus ancien des passages couverts encore existants (1798). Dans C'est toujours les autres..., entré par la rue St Denis, il découvre un cadavre dans la vitrine d'une des boutiques de mannequins d'exposition. Il remonte la travée centrale, arrive à la rotonde ("bel endroit où les perspectives impitoyablement divergent"), sort place du Caire ("le calme parfait, presque une place de province"), se retourne "vers la façade avec ses fresques simili-égyptiennes", prend quelques photos (comme Atget avant lui), puis s'éloigne avant l'arrivée des flics.

    Dans Les exagérés, sur les traces d'Hébert, il vient flâner près du passage (qui n'était pas encore construit en 1792), là où se réunissait l'assemblée de section d'Hébert, près de l'ancienne Cour des Miracles, et près de la rue Neuve-Egalité (devenue rue d'Aboukir) où Hébert a habité et imprimé son Père Duchesne.

    Dans Nous cheminons..., en septembre 1938 Alfred Katz accompagné de Nathan, le correcteur anar de Match (locaux rue d'Aboukir), fait "quelques pas dans les galeries du passage, appréciant les mannequins d'étalage aux postures provocantes". Ensuite ils vont boire un verre "au bistrot de la place du Caire" (dans C'est toujours les autres..., Victor, parlant des photos d'Atget, dit : "je n'ai jamais pu déchiffrer le nom du café sur ces clichés").

    Lectures au passage

     (photo Eugène Atget, vers 1905-1915)

    Dans C'est toujours les autres..., Victor va finalement boire un verre rue St Denis : "Les passants passent, les filles tapinent, et tout ce que j'observe en prenant un verre au café "Le Select" me confirme dans l'idée d'une vague banalité. (...) dans les premiers temps, alors que je prenais mes habitudes passage du Caire et dans les lieux environnants, je venais dans ce bistrot, le plus proche. Je ne l'aimais pas tellement. A la terrasse, pourtant, j'avais appris à observer (...)". Nous sommes allés y boire aussi, le bar a connu des travaux, mais le panorama sur la rue est toujours tel que décrit par Victor.

     


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