• Mes jambes, si vous saviez, quelle fumée...

    Je dois avouer que j'ai du mal à utiliser internet pour mes achats de livres. Les livres s'achètent en librairie. Les librairies sont des lieux de vie et de désirs. Dans les librairies lisent les libraires qui font lire les lecteurs et parfois - mais c'est plus rare - des non-lecteurs. Aussi quand nous avons trouvé la référence d'un texte écrit par JFV sur Pierre Molinier j'ai d'abord fait le tour des popotes, ma notice à la main : La grande mêlée, éd. In extremis, 2001. Je  suis allée partout : Beaubourg, Palais de Tokyo, Les mots à la bouche, tous les lieux branchés photo, tous les endroits susceptibles de posséder en rayon des ouvrages sur l'étrange Mr M. Chez Violette and co j'ai fini par avoir en main Je suis né homme-putain, ce qui n'était déjà pas si mal. Mais de "grande mêlée" point.

    Il a donc fallu effectuer une transaction marchande sur le net.

    Il a donc fallu attendre que l'objet envoyé se retrouve dans ma boîte aux lettres.

    Il a donc fallu ôter de multiples couches de protections (papiers à bulles, plastiques, carton, gros scotch) tout en marchant.

    Il a donc fallu s'arréter dans un jardin public, s'asseoir sur un banc au soleil de préférence et ouvrir le livre sur la reproduction de la Grande mêlée sous le regard courroucé de la petite vieille qui était à ma gauche.

    Bibliothèque

    Il a donc fallu tenter de comprendre le classement des 100 textes. Trouver un texte de Michèle Lesbre puis reconnaître l'écriture manuscrite et la signature de Jean-François Vilar.

    Ce texte est un des derniers qu'il ait accepté de publier. Les rares textes parus depuis 2000 sont uniquement des textes sur des artistes.

    Comme il y parle de bordels et de désir, nous y reviendrons. Forcément.

     


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