• Paris à bicyclette

    Victor B est un flâneur. Il traverse Paris, à pied. Ou à bicyclette. Victor "déteste tout ce qui a un moteur". 

    JF Vilar dit quelque part dans une interview qu'il préfère le mot bicyclette au mot vélo. Après, il est comme nous tous... le mot qu'il n'aime pas lui échappe, parfois, quand même...

    L'action de C'est toujours les autres... commence le 19 juin 1981. Victor vient d'accrocher son vélo "près du monument de la très belle et très inutile porte Saint-Denis", et le récit démarre quelques minutes plus tard lorsqu'il entre passage du Caire. Le lendemain, après une crevaison, il monte son engin sur l'épaule jusqu'à son 4ème étage ; il l'y répare, "fourche en l'air, au milieu du séjour".

    Dans Passage des singes, situé en septembre 1982, Victor décrit son vélo à Kiki : "made in Britain, pratique, robuste, sobre (tout noir)" et il lui fait "admirer le jeu complexe du dérailleur".

    Le 11 février 1984, Victor abandonne la "vieille Mercier, cabossée et rouillée par l'usage" qu'il utilisait (depuis quand ? Mercier n'est pas une marque anglaise !). Il vient de se procurer une Raleigh Granada (made in Britain, à nouveau !), il la rode le long du canal St Martin, deux jours plus tard, au début du récit de Tandem (dans Tango n°3).

    Cette bicyclette solide et fiable va lui durer plusieurs années. C'est juché sur sa selle qu'il traverse Bastille Tango, Paris d'octobre (il y décrit son vélo comme "une sorte de Rolls à deux roues"), Les exagérés et Nous cheminons...

    A quoi ressemble une bicyclette Raleigh Granada ? Description dans Tandem : "plutôt lourde et très sobre, chic même (cinq vitesses, noire de cadre et chromes brillants)", "selle confortable (mousse et cuir)".
     
    Ca pourrait ressembler à cette bicyclette Raleigh Granada ci-dessous (avec la selle plus haute - Victor mesure 1m90) :

     Bibliothèque
     
    Dans Les Exagérés, Victor nous apprend qu'il y a rajouté des sacoches, le jour pour ranger des bouquins achetés à la librairie Le Minotaure, la nuit pour les garnir "de nourritures diverses pour les chats de rencontre."

    Un mystère demeure. Dans Paris énigmes (Les vacances, Autrement n°111, janvier 1990), JF Vilar nous explique comment il organise ses voyages à Paris "lors des quelques semaines de vacances" qu'il s'accorde l'été. Il écrit qu'il aime traverser Paris sur une Raleigh Granada ("ce qu'il y a de mieux en ville"). Il omet juste de nous préciser s'il emprunte celle de Victor, ou s'il s'est procuré le même modèle.

     


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