A St-Jean-du-Gard, il y a une petite bibliothèque, collective, autogérée. Louise et moi y étions passés cet été. Entre deux escapades sur les traces des maquisards cévenols d'hier et d'aujourd'hui. Les camarades qui animent cette bibliothèque publient...
JFV n'a jamais tergiversé avec les fachos. Nous n'avons aucun document concernant la façon dont il entamait le dialogue avec les nazillons d'Occident - les Longuet, Devedjian, Madelin et Goasguen - en 68, puis d'Ordre Nouveau dans les années qui ont suivi....
Le monde dormait. Depuis plus de quatre ans. Quatre ans, un mois et vingt-trois jours, pour être précis. Depuis que le mur de Berlin avait été abattu, on nous répétait que c'était fini, que le capitalisme était un horizon indépassable, que c'était la...
Victor aime le verre brisé. Celui des verres, comme dans Bastille Tango : "Nous étions un peu ivres. Julio eut ce geste maladroit. Le verre tomba. Sonore. (...) Je n'ai rien contre le verre brisé." Celui des miroirs aussi, comme dans Passage des Singes...
Bon c'est vrai, ça fait longtemps qu'on n'a rien écrit ici, on se fait rares dans le passage. Et puis chaque été, Louise et moi devenons plus indiens que métropolitains. De montagnes en maquis et de port en port, nous suivons à la trace les fantômes du...
Connaissez-vous Paris ? que nous présentions la semaine dernière comprend 456 des 2102 questions posées par Queneau aux lecteurs et lectrices de L'Intransigeant . Une note précise que "le principal critère de sélection repose sur la pérennité des informations...
Louise en a déjà parlé , Nous cheminons entourés de fantômes... est un roman sur le temps . Le temps passé, le temps qui passe. Le temps qui s'arrête, le temps à rebours... 8 novembre 1989, Victor et Alex Katz sont libérés d'une captivité de presque 3...
Odradek hante mon escalier et je ne sais qu'en faire. Les fils de la bobine en forme d'étoile s'entremêlent sans fin. Pour Walter Benjamin, "Odradek est la forme que prennent les choses tombées dans l'oubli" et chez JFV, il prend la forme d'un clodo couvert...
"En tchèque, novembre c'est le mois "des feuilles" (listopad). Celles des arbres. Celles que noircissent les écrivains. Dramaturge, "dissident" homme d'Etat, Havel est d'abord un homme de mots. Il est un homme de novembre." ( Lignes n°34, mars 98) "Moi,...
C'était avant le compact-disc. Avant le mp3. On écoutait la musique sur des bandes magnétiques sous forme de mini-cassettes (10 sur 6,5 cm, à peine 1 cm d'épaisseur). On les avait souvent enregistrées soi-même. Et puis il y avait les disques, en vinyl...
67ème anniversaire de la naissance, le jeudi 31 août 1944 à Périgueux, de Noël Simsolo, auteur de romans noirs, critique de cinéma, cinéaste, comédien, homme de radio, etc., etc. Ami de JF Vilar qu'il appelle son "frère d'esprit", il l'interviewe en juillet...
Nous sommes à Prague. Nous cheminons, entourés de touristes aux fronts obtus. Les temps changent. Heureusement, derrière chaque porte se cache une cour, un jardin, un passage. Certains nous mènent à des tavernes aux noms d'animaux (U Zlatého Tygra - Au...
C'est comme au théâtre. Une grande représentation a eu lieu, pendant 3 mois : ça s'appelle mai 68, ça a commencé le vendredi 22 mars, ça s'achève peut-être le mercredi 12 juin. Les actrices et les acteurs seront amenés à jouer d'autres pièces, à partir...
Nous n'étions pas partis à Sète sur les traces de Victor. Et pourtant... Dans C'est toujours les autres... , Victor entre dans la librairie La Broyeuse, rue du Jour : "Avant d'arriver à la caisse, regard discret sur les rayons et, miracle, joie et incrédulité,...
Réponses aux questions posées mercredi dernier : 1- Où se trouve l'endroit exact où Gérard de Nerval se suicida ? Réponse de Queneau : Il se suicida dans la nuit du 25 au 26 janvier 1855, rue de la Vieille-Lanterne, à l'emplacement exact de la scène du...
Dans Paris énigmes, court texte paru dans Les vacances, Autrement n°111, JFV nous explique comment partir en voyage à Paris quand on a la chance d'y habiter. Car "contrairement à la flânerie, le voyage nécessite une méthodique préparation" : prévenir...
"Plainte des amoureuses, poésie éternelle de la passion, de la révolte et de l'aventure, Yvonne George les exprime par tous ses gestes, son attitude, son existence même. Ce n'est pas une femme, c'est une flamme, elle est mieux qu'intelligente : sensible,...
Vendredi 13 , c'est le titre français d'un roman noir de David Goodis. Dans la nouvelle En rade , Vilar écrit en parlant de Dominique, le bouquiniste du coin : "La météo du jour lui rappelait les premières pages de Vendredi 13 (...) Dominique but sa bière...
Une bibliothèque c'est un peu comme une carte plus ou moins détaillée de certains territoires. On y trouve des péninsules, des ilôts, des continents entiers. Parfois simplement des rues voire des impasses. Les étagères forment comme des limites évolutives...
C'était un des plus fréquentables de Paris. Singulier, joyeux, habité. Je ne vous fais pas le coup de la nécro sur le ton "les morts sont tous de braves types", non non, c'est vrai. Déco de caractère, bière de caractère (Maredsous pression), musique de...
"Je suis entré par la rue Saint-Denis." C'est l'incipit du premier texte publié par JF Vilar, C'est toujours les autres qui meurent . Le narrateur vient de pénétrer dans un passage couvert parisien. Et nous lecteurs venons de pénétrer dans l'univers littéraire...
Réponses aux questions posées mercredi dernier : 1- Qu'est-ce que le vieux mur qui sépare le 22 du 20 de la rue Pavée ? Réponse de Queneau : Le mur vermiculé qui sépare l'hôtel de Lamoignon du 20 de la rue Pavée est un reste de l'ancienne prison de la...
Parmi les auteurs de romans noirs apparus depuis 1968, Jean-François Vilar est le romancier de la ville de Paris (Léo Malet l'avait précédé). Victor Blainville, son personnage, rechigne à quitter la capitale, son canal St Martin, ses chats et ses mystères...
Jean-François Vilar admirait l’œuvre de trois artistes en france : Chris Marker, Alain Resnais et Jacques Monory. Trois artistes d’une génération précédente à la sienne. La mort de Marker en 2012 lui avait porté un coup. La mort de Resnais en mars 2014...
"L'image de la femme et l'image de la mort s'unissent dans une troisième image qui est celle de Paris", écrit Walter Benjamin en parlant de Baudelaire dans Le Livre des passages . En mai 1984, JFV place cette phrase en exergue de sa nouvelle Tandem, écrite...